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Dominique , Femme Chauffeur de bus

Quel est votre parcours professionnel ?

Après avoir travaillé comme gestionnaire informatique durant plus de vingt ans, je me suis retrouvée au chômage durant deux ans. J’ai envoyé de nombreux CV, souvent restés sans réponse. J’ai lu sur Internet que la STIB recherchait des agents pour informer les voyageurs sur le système des portillons à l’entrée des stations de métro. Il s’agissait d’un contrat d’un an, en collaboration avec Actiris.

Rien ne vous prédestinait donc à devenir chauffeur de bus ?

C’est vrai. A la fin de ce contrat, la STIB m’a proposé de devenir chauffeur de bus ou conductrice de tram. J’ai choisi de suivre la formation de chauffeur de bus et, depuis février 2012, j’ai rejoint le dépôt de bus situé à Merode.

Quel est votre horaire de travail ?

Mon horaire varie : je peux commencer vers 4h30 du matin et terminer vers 12h ou bien commencer vers 16h et terminer au plus tard à 0h45. Je travaille un week-end sur deux mais, bien sûr, je ne travaille pas toute une semaine d’affilée ! Je peux par exemple être de service trois jours suivis d’un jour de congé, puis retravailler quatre jours et avoir deux jours de congé, etc. Comme mes enfants sont grands, cela ne me pose aucun problème dans ma vie de famille et cet horaire flexible a des avantages.

Qu’est-ce qui vous plait dans ce métier ?

J’adore conduire. Je vois tous les jours ma ville, celle où je suis née et ça me plait. Je conduis sur une quinzaine de lignes. Celles que je préfère sont les lignes 71 et 95, car elles sont desservies par des bus articulés. On peut penser que ces bus sont plus difficiles à conduire, pourtant ils sont extrêmement maniables !

Comment se passe vos contacts avec les voyageurs ?

Lorsqu’on a le sourire et qu’on fait son métier avec plaisir, les gens le ressentent. J’essaie de toujours dire bonjour aux voyageurs qui montent dans mon bus et la plupart me répondent par un mot gentil ou un sourire. En journée, je croise souvent des habitués, en général des personnes âgées. Je les écoute,  ça leur fait du bien et à moi aussi. Une fois, le soir du Nouvel An, une dame m’a même apporté un ballotin de pralines !

Etre une femme chauffeur de bus, est-ce difficile ?

Pas du tout ! Ça se passe très bien avec mes collègues. Ils sont sans doute plus attentionnés, justement parce que je suis une femme. Et puis, le métier ne m’empêche pas de rester féminine.

Quelles sont les qualités d’un bon chauffeur de bus ?

Le sourire est un atout indéniable. C’est important d’être agréable et de pouvoir se mettre à la place des voyageurs. Il faut pouvoir renseigner les clients et le faire avec plaisir ! 

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