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Laurent , conducteur et moniteur-instructeur au tram

Comment êtes-vous arrivé à la STIB ?

Après avoir travaillé en tant que commercial dans le secteur bancaire, j’ai suivi mon épouse qui avait trouvé un emploi à Bruxelles et j’ai postulé à la STIB, au tram. Pourquoi le tram ? Je ne sais pas. Mon grand-père a fait toute sa carrière dans les chemins de fer. C’était certainement une suite logique. Et je ne regrette pas mon choix !

Vous êtes conducteur, mais aussi moniteur-instructeur ?

J’ai adoré ma période de formation à la conduite ! Dès le départ, j’ai voulu devenir moniteur moi-même et j’ai commencé à me renseigner sur les démarches à faire pour le devenir. Après cinq ans à la conduite, mon rêve a été exaucé ! Aujourd’hui, j’alterne conduite et formation pratique, que ce soit pour les nouveaux conducteurs ou pour des « anciens » que je forme aux modèles de tram qu’ils ne connaissent pas encore.

Une formation surtout pratique ?

La formation se passe en deux temps. Tout d’abord, la théorie (mécanique, code de la route spécifique au tram, etc.), primordiale pour la suite de l’écolage. Ensuite vient la formation pratique et c’est là que j’interviens avec mes collègues du Centre de formation. Dès le premier jour, le futur conducteur, ou la future conductrice, sort avec un tram, d’abord conduit par le moniteur-instructeur, puis par l’élève lui-même. On commence bien sûr par des trajets en site propre, sans voyageurs. Puis, petit à petit, au fur et à mesure de la formation, les élèves – par binôme – découvrent les autres lignes.

Former, c’est vraiment ce qui vous plait !

J’ai toujours été attiré par l’enseignement – j’ai d’ailleurs hésité un moment à devenir prof – et j’adore transmettre mon savoir. Mon expérience de conducteur m’aide beaucoup pour ces formations, car je peux me baser sur mon vécu personnel – les carrefours sensibles, les piétons distraits … - pour sensibiliser et former au mieux mes élèves. J’adore aussi toujours conduire, donc je peux dire que la fonction est un bon « mix » !

Quelles qualités faut-il pour être un bon conducteur et instructeur ?

Il faut toujours être très attentif. Avoir les yeux partout, tout le temps. Anticiper, énormément anticiper. D’ailleurs les voyageurs n’imaginent pas le nombre d’accidents – bénins ou graves – qu’on évite, chaque jour – voiture qui déboîte, piéton qui traverse le nez sur son smartphone … - Il faut être concentré, vigilant, non-stop !

Un souvenir en particulier ?

Oh, il y a tellement de choses, difficile d’en choisir une seule ! Peut-être ce chauffeur de bus à double étage qui se démène à manœuvrer avec son bus, afin de me permettre de passer. Lorsque je peux enfin l’apercevoir pour le remercier, je découvre le Père Noel ! Cela m’a donné le sourire pour le reste de mon service.

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