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Hassan , Gestionnaire coordinateur de maintenance au service soudure

Comment êtes-vous arrivé à la STIB ?

L’anecdote est amusante ! Alors que j’étais élève en secondaire en soudure, je passais souvent près de chantiers où je voyais des soudeurs de la STIB qui travaillaient aux rails de tram. Ca me plaisait et je les ai abordés, afin de savoir ce que je devais faire pour travailler avec eux. A la fin de mes études, j’ai postulé à la STIB mais comme il n’y avait alors pas de place au tram, je suis rentré comme ouvrier soudeur au métro. J’y ai monté les échelons, petit à petit. Je suis devenu ouvrier qualifié, brigadier. J’ai appris à diriger une équipe… Et aujourd’hui, je suis passé au tram au service soudure et je suis exactement là où je voulais être il y a 18-20 ans !

Soudeur à la STIB, un oiseau de nuit

Quand je travaillais au métro, je travaillais quasi exclusivement la nuit, car les travaux de soudure ne pouvaient être faits que quand le réseau « dort »… ou que les voyageurs pensent qu’il dort, car nous, nous sommes sur le terrain ! Aujourd’hui, en tant que gestionnaire coordinateur maintenance au service soudure au tram, je travaille davantage la journée mais je suis encore de service de nuit également avec mes hommes. Le gestionnaire coordinateur maintenance est là pour s’occuper de la planification des travaux de soudure sur le réseau tram : les réparations, les poses de nouvelles lignes, l’entretien du réseau … On s’occupe aussi d’une partie de la gestion des commandes, on est en charge des relations avec les sociétés externes qui travaillent pour nous et on gère notre équipe. Il faut être résistant au stress, veiller à la sécurité de ses équipes – un point essentiel pour moi ! -, pouvoir innover, trouver des solutions. C’est d’ailleurs ce qui me plaît à la STIB. On nous laisse beaucoup de liberté pour nos projets, nos chefs nous soutiennent, nous encouragent, et c’est super valorisant ! 

Quels travaux faites-vous ?

On reçoit des demandes de tous les services ou presque ! Il y a l’entretien normal des voies – les rails s’usent avec le temps, il faut remplacer des aiguillages, recharger les rails.

Recharger les rails ?

Les rails s’usent avec le passage des trams. L’an dernier, nos trams ont parcouru 15,15 millions de kilomètres sur le réseau ! Quand un rail est usé, on peut le remplacer, mais cela prend du temps, cela immobilise la circulation sur cette portion du réseau. Du coup, quand c’est possible, on « recharge » le rail, cela signifie qu’on rajoute de la matière sur le rail usé : c’est plus facile, cela prend moins de temps, cela va plus vite et bloque dès lors beaucoup moins la circulation. Chaque année, nous intervenons 586 fois sur l’ensemble du réseau tramway. A la demande des dépôts, des conducteurs, du service de surveillance interne, parfois à la suite de plaintes de riverains, mais aussi pour des nouveaux projets comme des prolongements de lignes. Il y a les travaux planifiés, puis il y a les urgences. La journée, on fait en sorte de ne pas devoir interrompre le trafic des trams et on profite de la nuit pour les travaux plus lourds, afin de ne pas bloquer les voyageurs.

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