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, Daniela, Femme Chauffeur de bus

Comment es-tu arrivée à la STIB ?

Je suis arrivée en Belgique il y a 8 ans à peine. Je n’ai pas fait d’études supérieure, je ne parle pas très bien le néerlandais… Les opportunités d’emploi à Bruxelles étaient donc plutôt limitées, malgré mon enthousiasme et ma détermination. J’avais trouvé un emploi comme vendeuse, mais après quelques années, j’ai eu envie de changer de job, de découvrir d’autres choses.

Sur les conseils de mon mari, j’ai alors postulé à la STIB, qui offre énormément d’opportunités d’emploi. Je voulais au départ devenir conductrice de métro, mais j’ai échoué aux tests techniques. J’ai retenté ma chance un an plus tard pour le bus, avec succès. Cela fait maintenant 4 ans que je suis derrière le volant !

Comment se déroulent tes journées ?

Elles varient très fort. Certains jours sont très faciles : je roule sur des lignes courtes et pas trop fréquentées, les clients sont détendus. D’autres jours par contre, ça peut être plus difficile à gérer.

En 4 ans de métier, je n’ai heureusement jamais eu à déplorer d’incident grave : j’ai été victime une fois d’agression verbale, et ai fait appel une autre fois à un suivi psychologique suite à une bagarre qui a eu lieu entre passagers à bord de mon bus, et qui m’a fort choquée.

Pour le reste, à part des jeunes un peu turbulents qu’il faut parfois remettre en place, je n’ai aucun problème. Je pense que le meilleur moyen d’exercer ce métier sans accroc, c’est d’essayer de rester calme et de se maîtriser en toutes circonstances.

Les horaires sont-ils faciles à concilier avec ta vie de famille ?

J’ai un enfant qui est encore en bas âge. La STIB m’a permis d’adapter un peu mes horaires en conséquence. Il y a quasiment toujours des solutions qui peuvent être trouvées, mais il faut évidemment être prêt à faire preuve de bonne volonté aussi. Il existe par exemple un système de permutation des services, comme une bourse d’échange. De cette façon, je trouve par exemple quasiment toujours  un collègue volontaire pour prendre les services de nuit, que je n’aime pas trop.

Ce métier est-il plus difficile à exercer pour une femme ?

Non ! Contrairement aux préjugés, une femme peut conduire un bus tout aussi bien qu’un homme ! Le véhicule est plus grand, mais cette différence ne rend pas la conduite moins accessible aux femmes pour autant. Et de toute façon, on reçoit une bonne formation lorsqu’on arrive, j’ai eu un super instructeur, qui m’a appris énormément de choses. Je sais que c’est grâce à lui que je n’ai jamais eu d’accident en tort jusqu’à aujourd’hui !

Au niveau de l’ambiance de travail, l’environnement est jusqu’à présent majoritairement masculin. Mais ça ne me dérange pas. Il faut certes s’imposer un peu dès le départ pour être respectée et entendue, mais je peux dire que je compte énormément d’amis parmi mes collègues.

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