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Reda et Anthony , Chauffeurs de bus

« Tu veux du lait ? Il faut reconnaitre que le café est meilleur ici ! ». Anthony et Reda s’attablent dans la salle de repos des conducteurs, à Delta. Amis dans la vie privée depuis plusieurs années, ils se retrouvent aujourd’hui collègues, à partager le même métier. Conducteur de bus depuis près de 5 ans maintenant, Reda est plus qu’heureux de partager son amour du métier avec Anthony, qui a rejoint la STIB il y a quelques mois.

« Tu te souviens il y a 4-5 ans, je venais juste d’entrer à la STIB comme chauffeur et on en parlait ensemble lors d’un souper ? Déjà à l’époque, je t’avais conseillé de postuler d’ailleurs ! ». Anthony acquisse. « Je m’en souviens ! Il m’a fallu un peu plus de temps qu’à toi pour me décider, mais je ne regrette pas du tout d’avoir franchi le pas, au contraire ! ». Et de se confier : « J’ai toujours aimé conduire, j’ai d’ailleurs été chauffeur livreur auparavant. La conduite, c’est vraiment un plaisir pour moi ! ».

Pour Reda aussi, conduire un bus est un plaisir, mais c’est surtout le contact avec les voyageurs qu’il apprécie. « J’ai travaillé auparavant comme indépendant et ce que j’aimais le plus c’était le contact avec la clientèle. Je connaissais déjà la STIB, mon papa a été conducteur de tram pendant 37 ans, et j’ai choisi le bus justement pour retrouver ce contact avec le public. »

Très vite, les deux jeunes chauffeurs s’échangent expériences, recommandations et conseils. « Après ma journée de conduite, je sens que j’ai besoin de souffler, de laisser retomber le stress de la journée – car il faut l’avouer, cela peut être stressant de conduire dans Bruxelles ! – de me changer les idées », explique Reda. « Oui moi aussi je le ressens, j’ai besoin d’une pause quand j’arrive chez moi, de décompresser un peu », confie Anthony.

« Ne t’inquiètes pas, c’est tout à fait normal d’être plus stressé au début. Si je peux te donner un conseil : patience ! Tu verras, il faut quelques mois pour être tout à fait ‘dans le bain’. Après, le stress diminue, tu anticipes mieux les choses. »

« C’est vrai, et que je constate déjà que cette habitude d’anticiper les choses sur la route se ressent aussi quand je conduis ma voiture. C’est sûr qu’il faut être concentré tout le temps et qu’au début, vu qu’on ne connait pas encore toujours parfaitement toutes les lignes, le stress est davantage présent », souligne Anthony.

 « C’est clair ! Mon 2ème conseil est d’ailleurs : bien dormir ! C’est super important de bien dormir, si tu es fatigué cela se ressentira au travail et tu seras plus stressé ! C’est du vécu », confie Reda avec le sourire. « Faire du sport aussi, ça aide à décharger la pression, à se tenir en forme », ajoute-t-il avec un clin d’œil.

Gérer son stress, la fatigue plus présente certains jours que d’autres, les autres conducteurs – pas toujours courtois –, les clients – dans la toute grande majorité agréables et sympathiques. « Un simple regard, un petit geste quand ils rentrent dans le bus, un bonjour, cela fait beaucoup », insiste Reda. « C’est certain ! Une fois, une voyageuse m’a même remercié en me disant ‘qu’est-ce que vous conduisez bien !’ et cela fait super plaisir ! », ajoute Anthony –, … Expériences, conseils, trucs et astuces s’échangent autour du café.

« Malgré le stress, malgré les embouteillages, malgré tout ce qui peut se passer sur la route, il faut passer au-dessus des remarques, des soucis, continuer à faire son travail et rester souriant. Les voyageurs le sentent et nous le rendent bien. Après le 22 mars, j’ai d’ailleurs reçu plusieurs messages de clients qui remerciaient le personnel de la STIB d’avoir continué à rouler, qui nous félicitaient pour notre courage. » On peut dire qu’on a de la chance d’exercer ce métier, ajoute Reda, un point de vue totalement partagé par Anthony : « on a beaucoup d’avantages à la STIB et au volant du bus, je suis autonome, je retrouve le côté indépendant que j’avais auparavant, avec les collègues en plus qui constituent une petite famille ».

« C’est vrai que l’ambiance entre collègues est vraiment chouette » confirme Reda. « Même si au départ tu ne connais pas grand monde, on te met à l’aise tout de suite, on soutient les nouveaux, on s’échange nos expériences… comme aujourd’hui au fait ! »

Le café terminé, Reda et Anthony se dirigent vers un bus, Reda voulant montrer à son ami et collègue une partie des trajets qu’il effectue chaque semaine, vu qu’ils ne travaillent pas sur les mêmes lignes en temps normal. Et une fois Anthony au volant du bus, Reda à ses côtés, les conseils et échanges reprennent : type de bus préféré, bons réflexes, positionnement sur la route à tel ou tel carrefour, ….

« Après 5 ans je suis toujours aussi content, j’adore ce que je fais, je suis même encore plus motivé qu’avant », confie Reda. « Cela ne fait que quelques mois mais j’adore mon boulot, je me demande même pourquoi je n’ai pas postulé plus tôt ! », ajoute de son côté Anthony.

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